Stan qu'est lubrique
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Stan qu'est lubrique
Stanley Kubrick est né à New York dans le quartier du Bronx, au sein d'une famille d'émigrés juifs d'origine polonaise. Il a une sœur de six ans sa cadette, Barbara, née en 1934. Son père Jacques Leonard Kubrick (1901-1985) médecin, pianiste, photographe amateur, lui apprend à jouer au échecs — passion qui le suivra toute sa vie. Sa mère Gertrude (née Perveler 1903-1985), chanteuse et danseuse, lui donne le goût des livres et de la lecture. Il rêve de devenir batteur de jazz professionnel.
À l'école de 1940 à 1945 il s'ennuie : à part la physique, rien ne l'intéresse, et il n'arrivera pas à obtenir une moyenne suffisante pour s'inscrire à l'université. D'autant plus que la guerre terminée, les soldats reviennent du front, et les places sont chères. Pour son treizième anniversaire, son père lui offre son premier appareil photo. Cette nouvelle activité le passionne et le détourne du jazz : il prend de nombreuses photos et les développe avec un ami dans une chambre noire. Il deviendra le photographe officiel de son collège , il a pour idole, le reporter-photographe Arthur Fellig. Vers 16-17 ans, il se fait remarquer par le magazine Look avec sa photographie d'un vendeur de journaux en larme après la mort de Franklin Roosevelt. Le magazine l'engage comme photographe indépendant. Kubrick y travaillera durant quatre années. Déjà perfectionniste, pour réaliser une seule photo, il en prend plusieurs centaines.
Grand amateur de boxe, son premier « photos-récit » est intitulé Prizefighter (le professionnel) et suit une journée de la vie du boxeur Walter Cartier — journée qui se termine par une victoire par KO lors de son combat contre Jimmy Mangia. C'est ce photo-récit qui sera à l'origine du premier film de Stanley Kubrick : Day of the Fight.
En 1948, à l'âge de 20 ans, il se marie avec une camarade de classe Toba Metz. Ils s'installent dans Greenwich Village. Pendant ses premières années de photographe de magazine, Kubrick fréquente assidûment les salles de cinéma. Ses goûts sont éclectiques, avec une préférence pour le cinéma d'auteur européen comme Bergman, Antonioni, Fellini. Les films de Max Ophüls — mouvement complexe et sans heurt de la caméra, travelling — vont influencer fortement le jeune Stanley Kubrick au début de sa carrière cinématographique. Mais vont également le vouer aux gémonies d'une partie de la critique française, Les Cahiers du cinéma notamment, dans lesquels Jean-Luc Godard décrit un « cinéaste tape-à-l'œil qui copie froidement les travellings d'Ophüls».
En 1950 Stanley Kubrick âgé de 22 ans, se décide à sauter le pas et se lance avec un ami d'enfance dans le cinéma de façon autodidacte : il n'a jamais fréquenté d'école de cinéma. En 1951, il divorce de sa première femme, Toba Metz.
À l'école de 1940 à 1945 il s'ennuie : à part la physique, rien ne l'intéresse, et il n'arrivera pas à obtenir une moyenne suffisante pour s'inscrire à l'université. D'autant plus que la guerre terminée, les soldats reviennent du front, et les places sont chères. Pour son treizième anniversaire, son père lui offre son premier appareil photo. Cette nouvelle activité le passionne et le détourne du jazz : il prend de nombreuses photos et les développe avec un ami dans une chambre noire. Il deviendra le photographe officiel de son collège , il a pour idole, le reporter-photographe Arthur Fellig. Vers 16-17 ans, il se fait remarquer par le magazine Look avec sa photographie d'un vendeur de journaux en larme après la mort de Franklin Roosevelt. Le magazine l'engage comme photographe indépendant. Kubrick y travaillera durant quatre années. Déjà perfectionniste, pour réaliser une seule photo, il en prend plusieurs centaines.
Grand amateur de boxe, son premier « photos-récit » est intitulé Prizefighter (le professionnel) et suit une journée de la vie du boxeur Walter Cartier — journée qui se termine par une victoire par KO lors de son combat contre Jimmy Mangia. C'est ce photo-récit qui sera à l'origine du premier film de Stanley Kubrick : Day of the Fight.
En 1948, à l'âge de 20 ans, il se marie avec une camarade de classe Toba Metz. Ils s'installent dans Greenwich Village. Pendant ses premières années de photographe de magazine, Kubrick fréquente assidûment les salles de cinéma. Ses goûts sont éclectiques, avec une préférence pour le cinéma d'auteur européen comme Bergman, Antonioni, Fellini. Les films de Max Ophüls — mouvement complexe et sans heurt de la caméra, travelling — vont influencer fortement le jeune Stanley Kubrick au début de sa carrière cinématographique. Mais vont également le vouer aux gémonies d'une partie de la critique française, Les Cahiers du cinéma notamment, dans lesquels Jean-Luc Godard décrit un « cinéaste tape-à-l'œil qui copie froidement les travellings d'Ophüls».
En 1950 Stanley Kubrick âgé de 22 ans, se décide à sauter le pas et se lance avec un ami d'enfance dans le cinéma de façon autodidacte : il n'a jamais fréquenté d'école de cinéma. En 1951, il divorce de sa première femme, Toba Metz.
Re: Stan qu'est lubrique
Premiers films
Entre 1950 et 1951, Kubrick réalise deux documentaires filmés en 35mm, consacrés à un boxeur et à un missionnaire.
* Day of the Fight, une journée du boxeur poids moyen Walter Cartier. D'une durée de 16 minutes, auto financé (budget de 3900$). Filmé comme un reportage, Kubrick utilisera également le travelling compensé, technique que l'on retrouvera par la suite dans tous ses films. le documentaire sera vendu à la RKO, pour 100 $ de bénéfice.
* Flying Padre, deux jours dans la vie du révérend Fred Stadtmueller, un missionnaire catholique. D'une durée de 9 minutes, ce film sera en partie financé et distribué par la RKO.
En 1952, à la demande de Richard de Rochemont, futur producteur de son premier film Fear and Desire, Kubrick coréalise un épisode pour la série télévisée Omnibus consacré à Abraham Lincoln. Par la suite il réalise plusieurs épisodes toujours en qualité d'assistant réalisateur.
En 1953, Kubrick réalise son premier documentaire en couleur The Seafarers (les marins). On retrouvera dans ce film promotionnel sur la marine marchande, les travellings à la Max Ophüls.
En 1953, il réalise à l’âge de 25 ans son premier long métrage : Fear and Desire (Peur et désir) tourné près de Los Angeles. Ce film, produit avec l'aide de ses proches et de Richard de Rochemont, raconte l'histoire d'un groupe de soldats chargés d'éliminer une troupe ennemie dans une guerre fictive, à la fin du film, les soldats voient leurs propres visages dans les visages de leur ennemi.
Ce film reçoit une critique honorable, ce qui encourage Kubrick, il quitte définitivement le magazine Look. Pendant le tournage du film, il rencontre sa future femme Ruth Sobotka. Mais le film sera un échec commercial. Plus tard le trouvant trop présomptueux et immature, il le retire des circuits de distribution et en interdit toute projection.
En 1954, Le Baiser du tueur (Killer's Kiss), son second long métrage, ce film très court tourné dans les rues de New York, raconte l'histoire d'un boxeur minable obligé de fuir la mafia. L’histoire n’est pas très originale, pourtant ce film démontre le talent de Stanley Kubrick pour la photographie, qui fut récompensé par un Léopard d'or au Festival de Locarno et confirme la maîtrise technique et l'originalité dans la scène de règlement de compte avec les mannequins. Il y prouve ses capacités à jouer avec l'ombre et la lumière. Avec ce film il attire l'attention de James Harris, producteur indépendant, ensemble ils fondent la Harris-Kubrick Pictures.
En 1956, de leur association naît le troisième film de Kubrick : L'Ultime Razzia (The Killing), encore une fois l’histoire n’est pas très originale, un sniper doit abattre le cheval de tête dans une course hippique pour créer une diversion et ainsi faciliter le hold-up de la caisse des paris. Un film noir de braquage comme il en existait beaucoup à l'époque, mais Kubrick le sublime en fragmentant l'histoire que seule la voix-off permet de reconstituer. Cet emploi du flashback, très influencé par le Citizen Kane d'Orson Welles, aura une forte influence sur Quentin Tarantino, qui dès Reservoir Dogs, va en faire une de ses marques de fabrique.
Au cours du tournage, il démontre à son équipe technique ses connaissances et son intérêt pour la photographie et la prise de vue. Pour lui, un réalisateur est à la fois metteur en scène et technicien. Il y affirme également son autorité : pendant le tournage, le chef opérateur, Lucien Ballard, change l’objectif que Kubrick avait choisi pour une scène avec un travelling, ainsi que son emplacement. Ballard explique à Kubrick que cela n’aura aucune incidence sur les changements de perspective. Calmement, le cinéaste lui intime l’ordre de remettre la caméra à son emplacement d’origine avec l’objectif initial, ou bien de quitter le plateau et de ne jamais y revenir. Ballard obéit et le tournage se termine tranquillement.
Malgré cela, on ne voit en lui qu'un nouveau maître de film noir. Orson Welles interrogé par André Bazin sur les autres cinéastes, déclare : «L'Ultime Razzia de Kubrick n'est pas trop mal ». Dans Les Cahiers du cinéma, Jean-Luc Godard lui reconnaît des qualités sans pour autant l'acclamer : « C'est le film d'un bon élève sans plus. Ce qui correspond, chez Ophüls, à une certaine vision du monde, n'est chez Kubrick qu'esbroufe gratuite. Mais il faut louer l'ingéniosité de l'adaptation qui, adoptant systématiquement la déchronologie des actions, sait nous intéresser à une intrigue qui ne sort pas des sentiers battus ».
Re: Stan qu'est lubrique
La maturité
En 1957, il dirige Kirk Douglas dans le film Les Sentiers de la gloire (Paths of Glory), film sur l’absurdité de la guerre et ceux qui la font.
Ce film se déroule durant la Première Guerre mondiale, l'armée française décide de lancer une de ses unités dans des attaques désespérées contre les lignes allemandes retranchées à Verdun. Pour l’exemple trois soldats innocents seront fusillés.
Harris et Kubrick envoient une copie du scénario à Kirk Douglas, à laquelle celui-ci répond : « Stanley, je crois que ce film ne fera pas un rond, mais il faut absolument le tourner ». Tourné à Munich, en Bavière, avec 800 policiers allemands pour jouer les troupes française; Ce film voit apparaître des séquences qui caractérisent Kubrick et qu'il ne cessera de perfectionner par la suite, travelling compensé arrière, utilisation intelligente de la musique, mouvement complexe de la caméra sans heurt avec la marche ininterrompue du colonel Dax dans les tranchées de ses soldats filmée avec une Dolly, scène que l'on retrouvera dans le labyrinthe de Shining mais tournée avec une steadicam (mouvements plus lents, demi-tour, etc.) La scène du chant de la jeune prisonnière, jouée par sa future épouse Christiane Kubrick, montre la capacité de Kubrick à filmer l'émotion sans tomber dans la sensiblerie. Pour l'anecdote, il rencontre l'actrice allemande Christiane Susanne Harlan pendant le tournage, et divorce de Ruth Sobotka en 1957 et pour se marier avec Christiane en 1958. Son frère, Jan Harlan deviendra le producteur exécutif de Kubrick à partir de 1975.
Le film est projeté à Munich le 18 septembre 1957, le film est perçu comme une critique directe de l'armée française, proche des évènements réels de 1917. le film reçoit plusieurs récompenses dont le prix Chevalier de la Barre. Sous la pression d'association d'anciens combattants français et belges, le gouvernement français proteste auprès de la United Artists, mais ne demande pas la censure du film. Devant l'ampleur du mouvement contestataire, les producteurs du film ne le présentent pas à la commission de censure. Le film ne sera projeté en France qu'en 1972. Il est à noter que de nombreux pays en Europe comme la Suisse, refusent également de le diffuser.
Dans l'œuvre de Kubrick, c'est le film préféré de Steven Spielberg.
De retour aux États-Unis, Kubrick travaille sur le scénario d'un western avec comme vedette Marlon Brando. Après 6 mois de travail de préparation, le cinéaste et l’acteur se fâchent. Marlon Brando Méga-Vedette hollywoodienne obtient facilement le départ de Kubrick et décide de réaliser seul le film: la vengeance aux deux visages.
Au même moment sur un autre film Kirk Douglas, acteur et producteur principal du péplum hollywoodien Spartacus, insatisfait du travail du réalisateur Anthony Mann sollicite Kubrick pour terminer le film. Après, le succès commercial du film Les Sentiers de la Gloire, celui-ci accepte et termine le film ; le tournage dure 167 jours, partagé entre la Californie et l’Espagne pour les scènes de combat tourné avec 10 000 figurants de l'armée espagnole.
Mais des conflits artistiques apparaissent rapidement avec Kirk Douglas et le directeur de la photographie Russel Metty. Kubrick parvient toutefois à tirer son épingle du jeu, il interviendra notamment sur le scénario qu'il trouve moralisateur et sans intérêt. Le film aura un grand succès critique et commercial et gagnera quatre Oscar. Quelques années plus tard, Kubrick renie le film dont il garde un souvenir amer.
Dans l'œuvre de Kubrick, c'est le film le plus impersonnel.
En 1961, Kubrick s'exile et quitte définitivement les États-Unis pour s'installer avec sa famille dans le Hertfordshire, en banlieue de Londres en Angleterre. Les raisons de son exil sont nombreuses : Au début des années 1970 le gouvernement britannique favorise la création cinématographique sur son sol par des aides financières généreuses. Pour la réalisation de son futur projet Lolita, Kubrick préfère contourner la censure et les ligues puritaines américaines. Pendant le tournage de Lolita, la famille Kubrick, trouve le mode de vie anglais plus adapté à leur style de vie et ils décident d’acheter une grande maison au nord de Londres.
Kubrick dira : « À côté de Hollywood, Londres est probablement le deuxième meilleur endroit pour faire un film, en raison du degré d'expertise technique et les équipements que vous trouvez en Angleterre ».
En 1962, Kubrick réalise Lolita, son premier film polémique sur le sol anglais, d'après le sulfureux roman de Vladimir Nabokov, qui l'aide à écrire le scénario. James Mason y campe un homme d'âge mûr pris d'une passion ardente pour une adolescente, Lolita, âgée de 12 ans dans le livre, 15 ans dans le film (un âge jugé plus acceptable pour un film commercial) interprétée par Sue Lyon qui obtiendra le Golden Globe de la meilleure actrice. Peter Sellers y fait une interprétation remarquée.
Le film est présenté au Festival de Venise en 1962, mais la critique est déçue. Le schéma d'accueil de ses films par la critique reste le même par la suite. Une partie ne lui fait jamais de cadeau, tandis que l'autre l'admire. Le film, tout comme le roman, provoque la foudre des puritains, qui trouvent le film trop sulfureux malgré sa mise en scène très chaste, très loin des orgies d’Eyes Wide Shut trente-sept ans plus tard. Pourtant à l'époque, Kubrick reconnaît que s'il avait pu prévoir la sévérité de la censure américaine envers le film, il ne l'aurait probablement pas réalisé. Cependant, le film obtient de bons résultats sur le sol américain.
En 1963, Kubrick prépare son nouveau film Docteur Folamour ou : Comment j'ai appris à cesser de m'inquiéter et à aimer la bombe (Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb), considéré comme un chef d'œuvre d'humour noir.
Kubrick se tient constamment au courant de l’actualité et s’abonne à des revues militaires et scientifiques. Il lit le roman de Peter George, Red Alert, paru en Angleterre sous le titre de Two hours to doom. Il réfléchit depuis longtemps à une histoire où une guerre nucléaire serait déclenchée soit par accident, soit à cause de la folie d’un personnage.
Le roman de Peter George correspond à ses attentes. Il s’associe avec Peter George et Terry Southern, auteur du scénario de Easy Rider, pour préparer le scénario, et travaillera la photographie du film avec le célèbre photographe Weegee.
Le tournage débute le 26 janvier 1963, aux Studios Shepperton de Londres, pour s’achever quatre mois plus tard. La distribution comprend Peter Sellers qui tient les rôles du Président des États-Unis, du docteur Folamour, ancien chercheur nazi et handicapé recruté par l'armée américaine (clin d'œil à la trajectoire de plusieurs scientifiques nazis, dont Werner von Braun), et du Colonel britannique Lionel Mandrake. Une très grande liberté d’improvisation est laissée à Peter Sellers, filmé par trois caméras, tandis que le reste de la distribution et l’équipe technique doivent observer une grande rigueur. Le film doit se conclure par une bataille de tartes à la crème dans la Salle de Guerre, avec le Président et tous ses conseillers militaires. La scène est filmée, nécessitant de semaines de tournages, mais Kubrick décide de la retirer du montage final.
Farce burlesque où la guerre nucléaire totale est déclarée suite à l'action d'un commandant devenu fou et d'un système de défense automatique, ainsi que satire des milieux politico-militaires, ce nouveau film sort en pleine Guerre froide. Le risque de voir l’un des deux protagonistes employer l’arme atomique est élevé. Un problème de taille apparaît : un film réalisé par Sydney Lumet avec Henry Fonda dans le rôle principal, traitant du même sujet, est sur le point de sortir. Kubrick intente un procès pour plagiat, et obtient gain de cause. Le film de Lumet ne sortira qu’en 1964. Docteur Folamour sort sur les écrans le 29 janvier 1964, et se trouve nominé quatre fois à l’Oscar : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleure adaptation cinématographique.
À partir de cette époque, Kubrick travaille de plus en plus lentement, poussant de plus en plus loin son perfectionnisme et sa volonté d'expérimentation technique. Kubrick va passer cinq ans à développer son prochain film 2001 : l'odyssée de l'espace (2001: A Space Odyssey), qui, par sa beauté plastique et sa mise en scène, marque un tournant dans le cinéma mondial, en particulier en science-fiction.
Pour la rédaction du scénario, il sollicite l’écrivain Arthur C. Clarke alors au Sri Lanka et qui a écrit La Sentinelle dont le film est inspiré.
Le tournage du film, sous le titre provisoire de Voyage au-delà des étoiles, débute le 29 décembre 1965, dans un premier temps aux studios Shepperton, puis se poursuit aux Studios Borehamwood, plus proches de la villa où Kubrick a emménagé. MGM et Cinérama financent le film, dont le budget s’élève à six millions de dollars. Pour la première fois, le cinéaste interdit le plateau de tournage à la presse. Ce qu’il fera systématiquement par la suite.
Kubrick n’est pas un partisan des films où les décors et les monstres sont en papiers mâchés ou en cartons. Il souhaite que les décors de son film soient techniquement réalisables dans le futur qu’il présente. C’est Tom Howard, lauréat de l’Oscar des meilleurs décors en 1946 pour Le voleur de Bagdad, qui est chargé de réaliser les décors de la savane préhistorique. Wally Veevers conçoit les vaisseaux et le bus lunaire. On construit également une centrifugeuse de 750 000 dollars. Pour les effets spéciaux, Kubrick s’entoure d’éminents collaborateurs parmi lesquels Harry Lange, ancien conseiller de la NASA, et Marvin Minsky, directeur d’un laboratoire d’intelligence artificielle. Le tournage va nécessiter quatre mois de travail pour les acteurs, et dix-huit pour les effets spéciaux.
Pour la première fois, il décide d’incorporer de la musique classique : Le Beau Danube bleu de Johann Strauss, Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss, et György Ligeti pour la musique de la séquence de la porte stellaire.
Arthur C. Clarke écrit un roman à partir du scénario et décide de l’appeler 2001 : l’odyssée de l’espace. Kubrick choisit ce titre pour son film et fait pression auprès de l’écrivain pour qu’il retarde la sortie de son livre. La réputation de Clarke est telle que le livre pourrait occulter le film. L’écrivain accepte et décide de lui dédier son livre. Le film est un triomphe dont l’influence est gigantesque : la NASA va emprunter les noms de Jupiter, Discovery ou Ulysse pour ses futurs projets. De son côté, George Lucas, réalisateur de Star Wars, déclare après la mort de Kubrick que s’il n’avait pas fait ce film, lui n’aurait probablement pas réalisé sa saga.
Kubrick reçoit l'Oscar des meilleurs effets spéciaux, le seul et unique Oscar de sa carrière, pour la qualité de son travail. Une remarquable équipe l'a aidé dans cette tâche, mais comme Kubrick est à la fois concepteur et créateur de quasiment tous les effets spéciaux du film, c'est à lui que l'on décerne la statuette. C'est également le début de la légende que le cinéaste va volontairement se forger : celle d'un homme qui, tel un ordinateur, enregistre une incroyable quantité d'informations, devenant un expert de la mise en scène et en maîtrisant parfaitement tous les rouages.
Kubrick n'hésite pas à utiliser les dernières innovations techniques quand cela sert son œuvre : ordinateur et projection frontale pour 2001, éclairage à la lumière de seules bougies grâce à un objectif obtenu de la NASA dans Barry Lyndon, ou encore la steadicam dans Shining.
Re: Stan qu'est lubrique
Orange mécanique est un film à la violence et à l’érotisme prémonitoire réalisé en 1971, d’après une adaptation assez fidèle par Kubrick qui travaille seul, du roman de l’écrivain britannique Anthony Burgess L'Orange mécanique (A Clockwork Orange). Le thème du double cher à Kubrick sera encore une fois développé dans ce film, avec Alex qui représente l’inconscient de l’homme, qui lutte entre le bien et le mal dans un monde qui s’effondre.
Au XXIe siècle, dans une Angleterre surpeuplée où le gouvernement encourage l’homosexualité, Alexandre de Large (Malcom Mac Dowell), le chef de la bande des drougs, exerce avec sadisme une terreur aveugle sur fond de mouvement de la Symphonie n° 9 de Beethoven.
En Angleterre, le film va susciter une polémique très importante, qui sera aggravée par plusieurs faits-divers ou des délinquants, portant les mêmes costumes qu' Alex, déclarent s'inspirer directement du personnage principal du film. Dans un premier temps, Kubrick ne tient pas compte de cette polémique. Les médias, frustrés par manque d’interlocuteur, se retournent vers l’auteur du livre qui se retrouve seul (ce qui va particulièrement l’irriter) à défendre un film auquel il n’a pas participé. Mais la controverse s’amplifie et, inquiété par les lettres de menaces de mort qu'il reçoit à son domicile, Kubrick oblige le studio Warner à retirer le film des écrans du Royaume-Uni.
Le film a été élu meilleur film de l’année 1972 par le New York Film Critics Circle et sera l’un des plus gros succès de la Warner Bros malgré son retrait prématuré des circuits de distribution et être resté à l'affiche durant soixante-deux semaines.
Après trois films de science fiction, Kubrick frustré de l’abandon par la Warner Bros de son projet sur Napoléon, réalise son premier film historique d'après le roman de William Makepeace Thackeray. La préparation du film a pris un an, Kubrick veut tourner un film à l’esthétisme proche des tableaux du XVIIIe siècle. La réalisation du film demandera plus de 250 jours de tournage en Grande-Bretagne et en Allemagne. Pour retrouver les conditions de vie de l'époque, Kubrick s'astreint à un éclairage des scènes d'intérieur presque uniquement à la lueur de la bougie, avec un objectif spécial développé pour la NASA.
Au XVIIIe siècle, l'histoire d'un jeune intriguant irlandais sans le sou, Redmond Barry (Ryan O'Neal) et de son ascension à sa déchéance, dans la fastueuse société anglaise après son mariage avec une riche Lady (Marisa Berenson), qui lui apporte une fortune considérable et un fils.
Si Barry Lyndon est salué comme un film d'une grande beauté visuelle, en particulier les scènes éclairées à la bougie, c'est un échec commercial dans le monde entier sauf en France. Les critiques seront extrêmement sévères envers le film, jugé trop long, trop lent, et ennuyeux. Le film décroche pourtant quatre Oscar : meilleure direction artistique et décors, meilleure photographie, meilleurs costumes, meilleur arrangement musical. Pour la musique, Kubrick emploie des œuvres de Bach, Mozart, Vivaldi, Haendel et surtout Schubert (avec le deuxième mouvement du deuxième trio), bien que ces auteurs ne soient pas tous du XVIIIe siècle. La mort du fils de Barry Lyndon qui tombe de cheval a été rajoutée lors de l'écriture du scénario : cette scène clé amorcera la déchéance de Barry Lyndon père.
Dans l'œuvre de Kubrick, ce n'est pas la musique qui sert le film, mais le film qui sert la musique.
Kubrick entreprend alors l'adaptation d'un roman de Stephen King, et réalise Shining, film d’horreur comme l'Exorciste et Halloween, film moins risqué financièrement après l'échec de Barry Lyndon, mais qui marquera les esprits ; plus que tout autre film, Shining va consolider sa réputation de « mégalomane perfectionniste». Une fois encore Kubrick va modifier l’histoire du livre, Stephen King extrêmement mécontent, refuse d’apparaître au générique final du film. Le film sera tourné aux USA pour les extérieurs, à l'hôtel Timberline sur le mont Hood dans l'Orégon, et aux studio Pinewood et Elstree en Angleterre pour les intérieurs. Pour les scènes les plus complexes à filmer (la bagarre dans l'escalier, la marche dans le labyrinthe) Kubrick utilise une nouvelle caméra : la steadicam.
Jack Torrance (Jack Nicholson), ex-professeur qui se voudrait écrivain, accepte le poste de gardien de l'hôtel Overlook isolé dans les montagnes rocheuses et fermé pour l'hiver. Il s'installe dans cet endroit coupé du monde, avec sa femme Wendy (Shelley Duvall) et son fils Danny (Danny Lloyd), qui possède un don de médium, le Shining. Progressivement, (la notion de temps disparaît complètement dans le film), Jack devient schizophrène (symbolisé par les sœurs jumelles), puis glisse doucement vers la folie (symbolisé par les visions de Jack) et la mort.
La photo finale qui termine le film, semblable à la fin quelque peu mystérieuse et ambiguë de 2001 : l'odyssée de l'espace, a engendré plusieurs interprétations par les fervents de Kubrick : selon la première, Jack Torrance, absorbé par l'hôtel, y deviendra un revenant de plus. Selon une autre, Jack a fréquenté l'hôtel hanté par les fantômes dans une vie antérieure, en 1921 ; Kubrick lui-même n'a jamais donné une réponse définitive, préférant laisser le choix aux spectateurs de décider par eux-mêmes.
Kubrick considère ce film comme son œuvre la plus personnelle.
Kubrick, veut tourner un vrai film de guerre, mais pas un film comme Apocalypse Now ou Voyage au bout de l'enfer ou la parodie de Docteur Folamour. La symbolique du film sera proche de celle d’Orange Mécanique ou le héros, intellectuellement supérieur à ses camarades, doit lutter entre le bien et le mal dans un monde en guerre. Le personnage central du film, le soldat « Guignol » (Matthew Modine) va petit à petit perdre son âme aux États-Unis, symbolisé par l’agression de son « protégé » le soldat « Baleine » (Vincent D'Onofrio) et au Viêt Nam par l’exécution sans pitié d'une prisonnière vietnamienne.
Kubrick va détourner l’esprit du livre pour mieux imposer sa propre vision de la guerre, et de l’âme humaine, au grand mécontentement de l’écrivain Gustav Hasford. Mais son nom sera tout de même présent au générique final comme coscénariste.
La première partie du film suit l'entraînement et la formation d'un groupe de jeunes recrues américaines dans un camp de marines à Parris Island, aux États-Unis en 1968, pendant la guerre du Viêt Nam. La deuxième partie du film se déroule au Viêt Nam et montre le baptême du feu des marines à Da-Nang puis la sanglante bataille du Têt dans la province de Hué.
Le film est entièrement tourné en banlieue de Londres, quelques plantes « exotiques » servent de décors d’arrière-plan, les scènes de combat sont tournées dans une usine désaffectée, l’île de Parris Island a été recréée dans une ancienne base militaire britannique. Kubrick utilisera plusieurs fois l’élargissement de champ pour modifier l’interprétation du spectateur lorsqu’il voit la scène de près puis de loin. Le tournage du film sera interrompu pendant quatre mois suite à l'accident de voiture de Lee Ermery conseiller technique et acteur du film.
Plus de sept ans après la sortie de son dernier film, Stanley Kubrick se lance dans l'adaptation du roman la Nouvelle rêvée de l'écrivain autrichien Arthur Schnitzler. Le scénario, sera une très fidèle adaptation du livre. Dans ce film on retrouve encore une fois ce qui a toujours fasciné Kubrick ; le thème du double qui envahit tout et la perte d'identité : « nos pulsions les plus intimes, derrière les apparences ». Le tournage dure quinze mois de novembre 1996 à janvier 1998 et va bloquer la carrière de Tom Cruise pendant trois ans (deux ans de tournage, la sortie du film Mission Impossible sera retardée d'un an).
Après une confidence de sa femme (Nicole Kidman), laquelle a failli céder à la tentation d'un autre homme, le docteur Harford (Tom Cruise) obsédé par cette révélation, se perd dans la nuit new-yorkaise à la recherche de ses propres fantasmes. Un voyage entre le réel et l'imaginaire.
source
Au XXIe siècle, dans une Angleterre surpeuplée où le gouvernement encourage l’homosexualité, Alexandre de Large (Malcom Mac Dowell), le chef de la bande des drougs, exerce avec sadisme une terreur aveugle sur fond de mouvement de la Symphonie n° 9 de Beethoven.
En Angleterre, le film va susciter une polémique très importante, qui sera aggravée par plusieurs faits-divers ou des délinquants, portant les mêmes costumes qu' Alex, déclarent s'inspirer directement du personnage principal du film. Dans un premier temps, Kubrick ne tient pas compte de cette polémique. Les médias, frustrés par manque d’interlocuteur, se retournent vers l’auteur du livre qui se retrouve seul (ce qui va particulièrement l’irriter) à défendre un film auquel il n’a pas participé. Mais la controverse s’amplifie et, inquiété par les lettres de menaces de mort qu'il reçoit à son domicile, Kubrick oblige le studio Warner à retirer le film des écrans du Royaume-Uni.
Le film a été élu meilleur film de l’année 1972 par le New York Film Critics Circle et sera l’un des plus gros succès de la Warner Bros malgré son retrait prématuré des circuits de distribution et être resté à l'affiche durant soixante-deux semaines.
Après trois films de science fiction, Kubrick frustré de l’abandon par la Warner Bros de son projet sur Napoléon, réalise son premier film historique d'après le roman de William Makepeace Thackeray. La préparation du film a pris un an, Kubrick veut tourner un film à l’esthétisme proche des tableaux du XVIIIe siècle. La réalisation du film demandera plus de 250 jours de tournage en Grande-Bretagne et en Allemagne. Pour retrouver les conditions de vie de l'époque, Kubrick s'astreint à un éclairage des scènes d'intérieur presque uniquement à la lueur de la bougie, avec un objectif spécial développé pour la NASA.
Au XVIIIe siècle, l'histoire d'un jeune intriguant irlandais sans le sou, Redmond Barry (Ryan O'Neal) et de son ascension à sa déchéance, dans la fastueuse société anglaise après son mariage avec une riche Lady (Marisa Berenson), qui lui apporte une fortune considérable et un fils.
Si Barry Lyndon est salué comme un film d'une grande beauté visuelle, en particulier les scènes éclairées à la bougie, c'est un échec commercial dans le monde entier sauf en France. Les critiques seront extrêmement sévères envers le film, jugé trop long, trop lent, et ennuyeux. Le film décroche pourtant quatre Oscar : meilleure direction artistique et décors, meilleure photographie, meilleurs costumes, meilleur arrangement musical. Pour la musique, Kubrick emploie des œuvres de Bach, Mozart, Vivaldi, Haendel et surtout Schubert (avec le deuxième mouvement du deuxième trio), bien que ces auteurs ne soient pas tous du XVIIIe siècle. La mort du fils de Barry Lyndon qui tombe de cheval a été rajoutée lors de l'écriture du scénario : cette scène clé amorcera la déchéance de Barry Lyndon père.
Dans l'œuvre de Kubrick, ce n'est pas la musique qui sert le film, mais le film qui sert la musique.
Kubrick entreprend alors l'adaptation d'un roman de Stephen King, et réalise Shining, film d’horreur comme l'Exorciste et Halloween, film moins risqué financièrement après l'échec de Barry Lyndon, mais qui marquera les esprits ; plus que tout autre film, Shining va consolider sa réputation de « mégalomane perfectionniste». Une fois encore Kubrick va modifier l’histoire du livre, Stephen King extrêmement mécontent, refuse d’apparaître au générique final du film. Le film sera tourné aux USA pour les extérieurs, à l'hôtel Timberline sur le mont Hood dans l'Orégon, et aux studio Pinewood et Elstree en Angleterre pour les intérieurs. Pour les scènes les plus complexes à filmer (la bagarre dans l'escalier, la marche dans le labyrinthe) Kubrick utilise une nouvelle caméra : la steadicam.
Jack Torrance (Jack Nicholson), ex-professeur qui se voudrait écrivain, accepte le poste de gardien de l'hôtel Overlook isolé dans les montagnes rocheuses et fermé pour l'hiver. Il s'installe dans cet endroit coupé du monde, avec sa femme Wendy (Shelley Duvall) et son fils Danny (Danny Lloyd), qui possède un don de médium, le Shining. Progressivement, (la notion de temps disparaît complètement dans le film), Jack devient schizophrène (symbolisé par les sœurs jumelles), puis glisse doucement vers la folie (symbolisé par les visions de Jack) et la mort.
La photo finale qui termine le film, semblable à la fin quelque peu mystérieuse et ambiguë de 2001 : l'odyssée de l'espace, a engendré plusieurs interprétations par les fervents de Kubrick : selon la première, Jack Torrance, absorbé par l'hôtel, y deviendra un revenant de plus. Selon une autre, Jack a fréquenté l'hôtel hanté par les fantômes dans une vie antérieure, en 1921 ; Kubrick lui-même n'a jamais donné une réponse définitive, préférant laisser le choix aux spectateurs de décider par eux-mêmes.
Kubrick considère ce film comme son œuvre la plus personnelle.
Kubrick, veut tourner un vrai film de guerre, mais pas un film comme Apocalypse Now ou Voyage au bout de l'enfer ou la parodie de Docteur Folamour. La symbolique du film sera proche de celle d’Orange Mécanique ou le héros, intellectuellement supérieur à ses camarades, doit lutter entre le bien et le mal dans un monde en guerre. Le personnage central du film, le soldat « Guignol » (Matthew Modine) va petit à petit perdre son âme aux États-Unis, symbolisé par l’agression de son « protégé » le soldat « Baleine » (Vincent D'Onofrio) et au Viêt Nam par l’exécution sans pitié d'une prisonnière vietnamienne.
Kubrick va détourner l’esprit du livre pour mieux imposer sa propre vision de la guerre, et de l’âme humaine, au grand mécontentement de l’écrivain Gustav Hasford. Mais son nom sera tout de même présent au générique final comme coscénariste.
La première partie du film suit l'entraînement et la formation d'un groupe de jeunes recrues américaines dans un camp de marines à Parris Island, aux États-Unis en 1968, pendant la guerre du Viêt Nam. La deuxième partie du film se déroule au Viêt Nam et montre le baptême du feu des marines à Da-Nang puis la sanglante bataille du Têt dans la province de Hué.
Le film est entièrement tourné en banlieue de Londres, quelques plantes « exotiques » servent de décors d’arrière-plan, les scènes de combat sont tournées dans une usine désaffectée, l’île de Parris Island a été recréée dans une ancienne base militaire britannique. Kubrick utilisera plusieurs fois l’élargissement de champ pour modifier l’interprétation du spectateur lorsqu’il voit la scène de près puis de loin. Le tournage du film sera interrompu pendant quatre mois suite à l'accident de voiture de Lee Ermery conseiller technique et acteur du film.
Plus de sept ans après la sortie de son dernier film, Stanley Kubrick se lance dans l'adaptation du roman la Nouvelle rêvée de l'écrivain autrichien Arthur Schnitzler. Le scénario, sera une très fidèle adaptation du livre. Dans ce film on retrouve encore une fois ce qui a toujours fasciné Kubrick ; le thème du double qui envahit tout et la perte d'identité : « nos pulsions les plus intimes, derrière les apparences ». Le tournage dure quinze mois de novembre 1996 à janvier 1998 et va bloquer la carrière de Tom Cruise pendant trois ans (deux ans de tournage, la sortie du film Mission Impossible sera retardée d'un an).
Après une confidence de sa femme (Nicole Kidman), laquelle a failli céder à la tentation d'un autre homme, le docteur Harford (Tom Cruise) obsédé par cette révélation, se perd dans la nuit new-yorkaise à la recherche de ses propres fantasmes. Un voyage entre le réel et l'imaginaire.
source
Re: Stan qu'est lubrique
En novembre c'est le cycle Stanley kubrick sur Arte avec la diffusion de 10 de ses films.
Barry Lyndon
le 5 novembre à 20h40
L’ultime razzia
le 7 novembre à 23h25
Les sentiers de la gloire
le 8 novembre à 20h40
2001 l’odyssée de l’espace
le 12 novembre à 20.h40
Orange mécanique
le 14 novembre à 23h10
Docteur Folamour
le 15 novembre à 20h40
Lolita
le 19 novembre à 20h40
Le baiser du tueur
le 21 novembre à 0h45
Eyes wide shut
le 22 novembre à 20h45
Malheureusement pour ceux qui ont raté Full Metal Jacket le 1er novembre, il n'y a pas de rediffusion...
A noter que les films sont en version multilangue (je crois qu'il faut un adaptateur TNT pour mettre en VOST)
Barry Lyndon
le 5 novembre à 20h40
L’ultime razzia
le 7 novembre à 23h25
Les sentiers de la gloire
le 8 novembre à 20h40
2001 l’odyssée de l’espace
le 12 novembre à 20.h40
Orange mécanique
le 14 novembre à 23h10
Docteur Folamour
le 15 novembre à 20h40
Lolita
le 19 novembre à 20h40
Le baiser du tueur
le 21 novembre à 0h45
Eyes wide shut
le 22 novembre à 20h45
Malheureusement pour ceux qui ont raté Full Metal Jacket le 1er novembre, il n'y a pas de rediffusion...
A noter que les films sont en version multilangue (je crois qu'il faut un adaptateur TNT pour mettre en VOST)
Re: Stan qu'est lubrique
Degouté j'ai raté L'ultime Razzia , mais faut a tout pris que ne rate pas Dr Folamour, un des seuls que j'ai pas vus !!!!
Re: Stan qu'est lubrique
C'était ce soir et c'était du tout bon, me souvenais pas qu'il était aussi bien
Et il y avait la rediff de L'ultime razzia cet après-midi...
Et il y avait la rediff de L'ultime razzia cet après-midi...
Re: Stan qu'est lubrique
Gaël a écrit:C'était ce soir et c'était du tout bon, me souvenais pas qu'il était aussi bien![]()
Et il y avait la rediff de L'ultime razzia cet après-midi...
Viens de le finir la ...
Oh !!!!
Terrible

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