[Culte] Un singe en hiver (6)

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[Culte] Un singe en hiver (6)

Message par Coluche le Sam 27 Oct - 23:22

Réalisé par Henri Verneuil
Film français.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1962

Avec

Jean-Paul Belmondo
Albert Quentin
Jean Gabin
Noël Roquevert
Suzanne Flon
Paul Frankeur
Gabrielle Dorziat



L'hôtelier d'une petite station balnéaire de Normandie a juré à sa femme de ne plus toucher à un verre d'alcool. C'était sans compter avec l'arrivée de Fouquet qui surgit avec la tentation.



L'abus d'alcool est déconseillé
Un singe en hiver eut fort à faire avec la commission de censure qui voyait dans le film une apologie de l'alcool. Outre les scènes dans lesquelles Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo apparaissaient ivres, le Ministère de la Santé s'offusqua de la trop bonne visibilité des marques d'apéritifs à l'écran. Henri Verneuil avait essuyé un premier refus de la Metro-Goldwyn-Mayer France de financer le film car elle aussi n'avait vu dans le projet qu'une simple histoire d'ivrognes. La MGM et la censure cédèrent finalement.


Toréador prends garde...
Jean-Paul Belmondo et Antoine Blondin, auteur du roman Un singe en hiver, s'étaient connus dans les cafés de la Rive Gauche à l'époque où l'acteur faisait du théâtre. Comme Gabriel dans son livre, le romancier s'était livré dans une rue de Paris à une corrida avec des voitures. Jean-Paul Belmondo qui avait assisté à la scène s'en inspira plus tard lorsqu'il tourna le film.


-Ton client là, Fouquet. Ton espagnol. Douze verres cassés ça te dis rien?
- Monsieur. Primo, voila quinze ans que je vous interdis de me parler. deuxio, si vous ne vouliez pas qu'il boive, c'est simple, vous n'aviez qu'a pas le servir.
- Alors là monsieur, je vous retorque que, primo, je l'ai viré. deuxio, les ivrognes y'en a assez dans le pays sans que vous les fassiez venir de Paris.
- Un ivrogne?
- Ah ben oui ! Un peu ! Même le père Bardasse qui boit quatorze pastis par jour n'en revenait pas !
- Ah parce que tu mélanges tout ça, toi ! Mon espagnol, comme tu dis, et le père Bardasse. Les Grands Ducs et les bois-sans-soif.
- Les grands ducs?!
- Oui monsieur, les princes de la cuite, les seigneurs, ceux avec qui tu buvais le coup dans le temps et qu'on toujours fait verre à part. Dis-toi bien que tes clients et toi, ils vous laissent à vos putasseries, les seigneurs. Ils sont à cent mille verres de vous. Eux, ils tutoient les anges !
- Excuse-moi mais nous autres, on est encore capable de tenir le litre sans se prendre pour Dieu le Père.
- Mais c'est bien ce que je vous reproche. Vous avez le vin petit et la cuite mesquine. Dans le fond vous méritez pas de boire. Tu t'demandes pourquoi y picole l'espagnol ? C'est pour essayer d'oublier des pignoufs comme vous.
J.Gabin/P.Frankeur


- Dis-toi bien qu'si quelque chose devait m'manquer, ce serait plus l'vin, ce serait l'ivresse...
J.Gabin


- Si je buvais moins, je serai un autre homme. Et j'y tiens pas.
J.P Belmondo


- Mourir saoûl, c'est mourir debout.




- Pour un picon-bière, c'est moitié-moitié?
- Ca peut le devenir. Mais je saute pas un obstacle sans élan.
Une serveuse/J.P Belmondo


- Il est autant anglais que Lawrence d'Arabie est arabe. Perfidie légendaire!
J.Gabin



En gros une belle apologie de l'alcool et son ivresse ! Very Happy
Et merci pour ce chef d'oeuvre !

Coluche
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